Le 31 juillet 2010
Aujourd’hui, un vent frais nous accompagne dans les rues d’Arles que nous visitons pour ses ruines romaines comme la place de la liberté, L’amphithéâtre est aussi imposant que celui de Nîmes mais moins bien organisé pour la visite.



Les Thermes de Constantin, ou ce qui en reste, car les populations subséquentes ont réinventé les lieux. Ce que l’on peut encore voir démontre la grandeur de ces ‘bains’ communaux que les romains visitaient pendant au moins une heure chaque jour. Ils s’y lavaient en trois temps, les bains chauds, les bains tièdes et les bains froids. Ils en profitaient pour se faire masser et relaxer. Ils étaient propres ces Romains …. et pas stressés du tout!
Les cryptoportiques sont des ensembles d’arches et de couloirs qui servaient probablement à l’entreposage de marchandises pour les marchands installés dans le forum, juste au-dessus. Le forum était la principale place publique où les citoyens faisaient leur marché quasi-quotidien, faisait coudre leurs vêtements, marchandaient leurs meubles, mangeaient, priaient, etc. Aujourd’hui on appellerait cela un magasin grande surface. La partie que nous visitons est très bien conservée et se trouve sous l’actuelle bâtisse de l’Hôtel de Ville.
Le Théâtre antique est parmi les mieux conservés que nous avons vu, même si son emplacement et ses pierres furent utilisés par les civilisations subséquentes. La partie encore visible ne représente que le tiers de la place au temps des Romains. En effet, seul l’étage inférieure demeure. La tour de Rolland, bâtie au médiéval à même l’ancienne structure, permet de comprendre comment les deux rangs d’arches supplémentaires en faisait un monument imposant ou plus de 10,000 personnes pouvaient assister à des spectacles.




Les Romains étaient connus pour la qualité de leurs travaux d’ingénierie et d’architecture. Ils construisaient pour l’éternité et appliquaient donc des principes de solidité et d’endurance. Après le déclin de l’empire romain (400-500 ans de notre ère), les structures auraient pu continuer d’exister.
Cependant, l’église catholique, très puissante à la fin de l’époque antique et au moyen âge, considérait les spectacles, les théâtres, les danses, les bains communs, les forums comme autant de lieux de perdition pour l’âme. Ses fidèles ne devaient que prier pour la gloire de Dieu dans des lieux de cultes bâtis spécialement par l’Église.
Ainsi, les immenses bâtiments communs romains ont cessé d’être utilisé. On a comblé les espaces vides, fabriqué des murs de cloisons additionnels et utilisé les murs pour la défense du territoire. Pire, on a chapardé les pierres de ces bâtiments désaffectés pour construire d’autres bâtiments supposément plus modernes et ,bien sûr, des églises. Quand on a dégagé l’amphithéâtre au 19e siècle, il restait 225 maisons à l’intérieur de l’enceinte.
Ce que nous voyons aujourd’hui nous permet d’imaginer l’ampleur de ces structures. Malheureusement, rien ne reste de la demeure des petits marchands ou des familles moins riches. Cela nous aurait aidé à comprendre cette vie qui, en apparence faite d’aisance, était dure, remplie de labeur et où les citoyens mourraient quand même jeunes.
Bien que nous verrons probablement encore quelques vestiges romains sur notre route, la visite de Arles constituent la fin d’une suite d’explorations très intenses du temps des romains.
Mais bien d’autres trésors historiques fort intéressants nous attendent sur les routes de France.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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