France – De Milhac à Toulouse

C’est une journée un peu triste malgré la belle température ensoleillée, car c’est notre dernière journée au gîte « Les Maurelles ». Nous avons beaucoup apprécié la chaleur de leur accueil ainsi que l’aide à planifier nos journées de visite. Les Maurelles est un charmant site de plaisance où les langues européennes (l’allemand et le néerlandais surtout) se mélangent aux inflexions de France et de Belgique. Nos accents canadiens y sont souvent remarqués. Ceux qui ne s’y connaissent pas nous prennent pour des Belges … Ben voyons donc!

Nous y avons fait de très belles rencontres au fil des jours, Phillipe l’artisan et Erica qui parle six langues, nos hôtes, étant les plus remarquables d’entre eux.

Nous partons le samedi matin parce que le reste de la France nous attend. Par contre, il y a tellement de choses que nous n’avons pu découvrir sur le Périgord et le Lot par manque de temps. C’est décidé ! Nous reviendrons ici dans deux ans, si ce n’est pas l’an prochain … et ce ne sera pas un détour mais une destination.  Vous trouverez ci-après quelques photos du gîte.

Les Maurelles – Le gîte
Les Maurelles – la piscine

En matinée, nous avons visité les grottes de Cougnac située à cinq kilomètres du gîte, aux abords de Gourdon. Magnifique! Je manque de mots pour expliquer. D’abord nous visitons une grotte dite ‘géologique’ que l’on explore obligatoirement avec un guide, en se promenant entre les stalagmites qui parfois sont à hauteur d’homme et large de 50 cm de diamètre. Le plafond de la grotte est couvert de stalactites. Imaginez, le sentier passe entre les colonnes (stalactites et stalagmites qui se touchent) vieilles de plusieurs millions d’années. Les toucher est un sacrilège monumental car la sueur humaine détruit l’équilibre calcaire de la surface de ces concrétions; alors nous marchons lentement et nous manquons d’yeux pour tout voir.

Puis, alors que nous sommes au comble du ravissement, on nous fait visiter une deuxième grotte, plus profonde, toute aussi belle avec ses stalagmites, ses stalactites ni colonnes. Nous y trouvons, tout au fond, des dessins paléolithiques. C’est l’émotion totale. On y voit des mammouths, des cerfs, des boucs et quelques représentations d’hommes qui ont probablement été dessiné par des hommes de Cro-Magnon, il y a 20 – 25,000 ans. 

Grotte de Cougnac
Cougnac – Les stalagtites

Puis c’est le retour à Milhac pour refaire les valises. En soirée nous allons dîner à Sarlat pour  se gaver autant d’images de cette ville médiévale que du bon repas pris au restaurant « Le Pub ». Sarlat est pour le moment mon « Coup de cœur  » de notre visite en France et elle sera difficile à déloger.Nous terminons ainsi notre deuxième semaine de ce voyage en France.

Nous aurions pu choisir de prendre l’autoroute et descendre directement à Toulouse où nous coucherons pour deux nuits. Nous serions arrivés vers midi.  Mais c’est sans compter sur nos habitudes de vagabondage et notre goût de l’aventure, .Quand Erica nous a parlé de la grotte de Pech Merle (prononcé « pèche ») et du village médiéval de St. Cirq-Lapopie , notre envie de les voir nous a fait faire un détour de plusieurs heures. Les routes en lacet, aux multiples chicanes, et creusées directement dans le roc ou sur le bord de la rivière m’ont impressionnée. De toute beauté!

La grotte de Pech Merle est encore plus impressionnante que la grotte de Cougnac à cause de sa grosseur et du nombre de dessins paléolithiques présents un peu partout sur ses murs. La visite de 50 minutes nous a fait traverser des chambres (cavernes) aux immenses stalactites et stalagmites Certaines colonnes datent de 50 millions d’années. Les dessins datent de l’habitation des chambres supérieures ( près de la surface, plus éclairées et plus facile à chauffer) entre 15 et 25,000 ans par les hommes de Cro-Magnon.

Pech Merle – dessin préhistorique
Pech Merle – pas d’enfant

Puis nous continuons notre route vers Toulouse par un nouveau détour. Saint-Cirq Lapopie est un village médiéval accroché dans une paroi rocheuse surplombant la rivière Lot. Plus beau et plus accueillant que Rocamadour,  il est différent de Sarlat par ses bâtiments moins hauts, ses rues plus étroites et toutes en pente raide qui font travailler les mollets! Nous avons donc passé quelque temps à nous promener d’une rue à l’autre pour faire le tour des boutiques à la recherche d’objets typiques du coin.  Voici quelques photos.

Saint-Cirq-lapopie
Saint-Cirq-Lapopie – une rue en pente

Cette fois, nous reprenons la route via l’autoroute pour nous rendre à Toulouse. Notre parcours nous a fait suivre une route dans la vallée de la Lot, D’abord eau niveau de la rivière, le chemin grimpe sur une corniche juchée à 100-150 mètres au-dessus des eaux, sur plus de deux kilomètres. Il n’y a pas de pente. Une chute nous amènerait directement dans l’eau. Vertige garanti! Je me suis concentrée sur la conduite en regardant seulement la route et j’ai laissé mon conjoint regarder les lieux et me faire une description … une fois en bas de la corniche.

De notre hôtel à Toulouse, nous sommes à 20 minutes à pied du centre-ville. Dimanche nous la visiterons.


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