France – Poitou-Charentes

Aujourd’hui nous avons quitté le département de Poitou-Charentes pour entrer en Aquitaine, plus précisément à Bordeaux. Mais je vous raconte nos visite d’hier dans cette belle région.

D’abord, nous avons passé 90 minutes à nous promener en barque dans les marais Poitevin autour du petit village de Coulon. En compagnie de notre guide Edouard, nous avons suivi des canaux et des conches creusés par des moines. Ceux-ci sont arrivés au Moyen âge et ils ont choisi les environs pour sa difficulté d’accès et pour sa tranquillité. Pour rendre les terres un peu plus accessibles et faciliter l’agriculture, les canaux et les conches ont été aménagés pour irriguer le terrain.

Edouard rêve de visiter le Canada pour sa jeunesse. De son côté, il trouve la France vieille. Nous la voyons riche d’histoire. Il imagine notre pays par ses immensités et le mélange de deux langues officielles. Disons que nous avons essayé de lui laisser ses illusions. Il aime aussi le hockey et supporte les Canadiens. Je pense qu’à la fin de ses études, le Canada sera sa première destination voyage.

En après-midi, nous avons emprunté une route très étroite qui zigzague au travers des champs qui étaient, 200 ans plutôt, des marais salés. Il y a 400 ans, c’était un bras de mer. Nous étions en route pour Brouage.

Pourquoi cherchions nous à nous rendre à ce village complètement perdu à 50 kilomètres de La Rochelle? Les Français connaissent les lieux parce que la ville a été fortifiée et développée par Richelieu, sous Louis XIV. Ses plans étaient fort ingénieux. Au 16e et 17e siècle, Brouage était un port de mer où transitait le sel. Elle a aussi vu plusieurs batailles au cours de la guerre des religions entre les protestant et les catholiques.

Quant à nous, Nous connaissons Brouage parce que Samuel de Champlain y a vécu son enfance. Curieusement, les Français connaissent très peu Champlain et il n’en serait probablement pas question à Brouage si ce n’étaient des investissements canadiens et québécois fait à sa mémoire dans le village. Voici quelques photos prises à Brouage.

En dépit de la chaleur, 38° C en après midi, nous avons beaucoup apprécié notre incursion dans l’histoire de France, que je connais beaucoup mieux que je croyais.

Aujourd’hui, nous avons fait une escapade d’une heure et demi en parcourant les rues de la vieille partie de La Rochelle. Bien que touristique, on y circule relativement bien à cette époque de l’année où les vacances des Français commencent à peine. Bien que très étroites avec leurs bâtiments d’une hauteur de 2 à 4 étages. L’air marin circule bien dans les rues, ce qui est fort apprécié en cette chaude matinée, 4e journée de canicule dans la région.

Comme c’est le cas partout dans le département de Poitou Charente, les bâtiments  de La Rochelle sont construits en gros blocs de ciment ou de pierre. L’extérieur est recouvert d’une couche de plâtre ou de stucco peinturée de la couleur du calcaire local passant d’un blanc ivoire au saumon pâle.  Les toits en tuiles d’argiles de couleur orange-saumon, parfois pâlies par le temps, parfois ternies par la présence d’humidité ou de poussière (pour ne pas dire « pollution»). Éclaboussés par le soleil, ces bâtiments sont éclatants et éblouissants.

Bien qu’il y ait beaucoup d’arbres dans la ville, ils percent généralement le béton et l’asphalte pour pousser vers la lumière. En dépit des cours intérieures sur fonds de roches, pierres, sable ou même béton, il y a des fleurs partout. Les gens créent des jardins surélevés ou en pots; on y retrouve autant d’arbres, d’immenses fleurs que des herbes aromatisées. Ces jardins intérieurs sont paisibles et l’air y est frais. 

Voici quelques photos prises à La Rochelle:

Une piste cyclable
Le port de Larochelle
Une cour intérieure

En début d’après-midi, nous avons pris la route de Bordeaux que nous visiterons un peu plus à fonds demain.

Mon prochain courriel vous parviendra de Bordeaux.


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